Amitié France Madagascar
Association de solidarité internationale
En juin 1981 Antoine Rodriguez est parti en mission à Madagascar pour évaluer les besoins matériels des chemins de fer Malgaches, suite à une demande d’aide de ceux-ci à la Banque Mondiale. Il en est résulté que d’octobre 1981 à septembre 1986 Antoine a assuré la formation du personnel du service de conduite et de la traction des trains à Antananarivo.
Pendant son séjour il tisse des liens d’amitié avec la population locale. Après son retour à Bordeaux il continue à correspondre avec certains de ses anciens élèves.
Parmi eux, Justin Rakotondratsima lui demande de l’aide pour soigner la population très démunie de la paroisse d’Anosivavaka, dans la banlieue d’Antananarivo. Le Révérend Père Joseph Noël Randrianoëlisoa , actuellement en retraite résidant à l’évêché d’Antananarivo en était le curé. Ils sont maintenant nos correspondants, adhérents.
C’est pour répondre à cette sollicitation qu’en 1994 avec l’aide de ses amis il monte l’association Amitié France Madagascar loi 1901, strictement basée sur le bénévolat.
Les premiers bénévoles de l’association commencent à rechercher dans les pharmacies des médicaments non utilisés (MNU) afin de les expédier au dispensaire.
En 1996 l’association adhère à Pharmaciens Sans Frontières avec qui les bénévoles trient des MNU en collaboration avec plusieurs autres associations. Cela a permis d’envoyer plus de quinze mètres cubes de médicaments, de plus de deux ans de validité, par an au dispensaire.
Catastrophe à partir du 1er janvier 2009 le gouvernement ordonne de détruire tous les MNU, et interdit toute expédition de médicaments. C’est vraiment une décision inique que seul l’appât du gain des fabricants pourrait expliquer. Aucun argument ne peut justifier la condamnation à mort de centaines de personnes dans le monde (Madagascar n’est pas seul touché par la folie de l’argent).
L’association a entrepris la construction du dispensaire et du centre socio culturel d’Anosivavaka avec l’aide de la Fondation Provictimis de Genève. Ce dispensaire couplé à un centre sociaux culturel, inaugurés le 30 janvier 2000, ouvert à tous, permettrait aussi de recevoir dans une grande salle les sans abris en cas de besoin.
Le dispensaire fonctionne avec un médecin, une aide soignante et une infirmière, normalement rémunérés par le produit des consultations (les médicaments sont distribués gratuitement aux plus démunis). Il était devenu autonome. Malheureusement l’arrêt de nos envois de médicaments, associé aux événements politiques actuels à Madagascar, fait que nous nous trouvons dans l’obligation de les aider pour acheter au moins le plus urgent.
De 2000 à 2004, une aide au développement rural et familial assurant la formation d’adultes aux cultures modernes a été entreprise dans le diocèse à la demande du RP Joseph Noël Randrianoëlisoa. Pour cela nous remercions les sociétaires du ROTARY CLUB de Gradignan.
Toujours à la demande du RP en 2003 nous avons réalisé l’adduction d’eau du village d’Ambohitrinibe avec le financement du Rotary Club de Bordeaux que nous remercions.
L’eau qui se trouvait à 6 km du village est maintenant au village. Répartie par six bornes fontaines.
2005 a vu l’ouverture de l’école d’Ambatolampikely, elle aussi réalisée à la demande du RP. Elle nous avait été demandée pour 250 élèves, et, ils se sont présentés 450. Il ne restait plus qu’à agrandir l’école, c’est ce qui a été fait.
2006 L’amélioration de l’état sanitaire et du niveau d’instruction des populations locales sont les deux axes prioritaires de l’association. Cela en comptant sur la participation active des intéressés et en utilisant des technologies adaptées aux moyens locaux dans le respect de la culture et des traditions de ceux que nous souhaitons aider.
De tout cela il ressort que les habitants du village ont de gros besoins auxquels nous ne pourrons faire face longtemps. Il faut donc essayer de trouver une solution qui apporte du travail à tous.
Comme c’est une communauté de cultivateurs la solution passe par une formation approfondie à la culture moderne adaptée à la région.
Merci à tous ceux qui nous aident, et, à ceux qui nous rejoindrons.